fév 20

NvidiaNVidia, la firme au caméléon de Santa Clara, a présenté au début du mois de février sa technologie « Optimus ».
Rien à voir avec les Transformers, Ok ? Voilà, ça, c’est fait. ;)
Cette technologie permet dans le cadre d’une architecture composée d’un IGP (comprenez Chipset graphique intégré à la carte mère) épaulé par un GPU (carte graphique « fille » dédiée et musclée), d’optimiser l’allumage et l’utilisation de la carte dédiée en fonction des besoins. Objectif affiché : améliorer la gestion de l’autonomie et de la puissance de calcul.

Petit point su l’usage des IGP et GPU :
CPU : Central Processor Unit
IGP : Integrated Graphic Processor
GPU : Graphic Processor Unit

Lorsque vous faites de la bureautique, surfez ou écoutez de la musique, un IGP suffit pour le calcul et le rendu de l’affichage. Le CPU (processeur principal de la machine) donne un coup de main, fait une petite partie du calcul et transmet le reste à l’IGP qui envoie enfin à l’écran. Cette solution a le mérite d’être économe en énergie et donc de proposer une bonne autonomie générale.

Si vous souhaitez jouer et n’avez pas de carte dédiée, l’IGP étant faiblard, c’est le CPU qui doit alors fournir le gros du travail de calcul, le monopolisant et ralentissant l’ordinateur… c’est pourquoi, pour les joueurs, on recommande toujours l’adjonction d’un GPU.

Avec un GPU activé en permanence, pas de souci, ce dernier s’acquittera des calculs 3D les plus ardus pour les jeux mais sera surdimensionné pour les tâches « simples » de bureautique et multimédia. Sur un portable, utilisé en continu, un GPU est consommateur de batterie.

Jusque là, il fallait donc choisir entre un IGP seul, peu voire pas doué du tout pour la 3D et les gros calculs, garantissant une grande autonomie de batterie ou un GPU, puissant, mais divisant l’autonomie par 3 en utilisation continue.

La solution ? Optimus !


NVidia Optimus Technology



NVidia Optimus system : Cliquez pour agrandir

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Dans le premier cas, bureautique et multimédia (cas de gauche), Optimus laisse le calcul de l’affichage au CPU et à l’IGP, le GPU est tout simplement éteint.

Lorsque vous passez sur du jeu ou du montage vidéo, Optimus détecte alors le besoin en puissance de calcul 3D et autre et activera le GPU. Le CPU n’intervient plus pour le calcul de l’affichage qu’il délègue au GPU. Le GPU fait son boulot et transmet en bout de chaine à l’IGP qui va envoyer à l’écran. Le CPU est ainsi soulagé.

Cela reprend grosso-modo le principe des cartes accélératrices 3DFX.
Alors, sans la jouer Michel Drucker : « Souvenez-vous, les cartes Voodoo 3DFX, Quake avec 10 bots à l’écran, tournant à 40 fps, magnifique ! ». Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, 3DFX a été racheté en 2000 par ? devinez qui ?… NVidia bien sûr… Donc en réalité, rien de vraiment nouveau dans le principe, l’accélération graphique existait déjà.

Là où ça devient intéressant, c’est que dans la génération précédente des CPU Intels, Nvida avait un accord pour concevoir un IGP pour les Core 2 Duo, le 9400 M. Apple emploie aujourd’hui cette architecture, couplée en option avec un GPU, le 9600 M GT. Le souci, c’est que chez Intel, ils se sont dit qu’ils pourraient faire plus de bénéfices s’ils faisaient eux-mêmes l’IGP pour la prochaine génération de CPU portables, les Arrandales (les Core i pour portables) . Tiens, voilà une idée qu’elle est bonne ! Pour ce faire, dans un premier temps, Intel interdit à NVidia de concevoir un nouvel IGP en mettant fin à son contrat. Un procès est toujours en cours… Intel fait encore mieux, en intégrant l’IGP directement dans le CPU… imposant par la même l’emploi de cet IGP, le GMA HD. Etant intégré au CPU, si vous voulez du Core i, vous aurez ou plutôt, vous « trainerez » le GMA HD, Intel le rend obligatoire, incontournable.

Mais NVidia ne s’en est pas laissé compter et à ressorti des cartons le concept des 3DFX lui permettant cette fois par voie logicielle de faire fonctionner ses propres GPU (qu’Intel est incapable de concurrencer) en complément de n’importe quel IGP via le bus PCI Express. Trop la classe ! Et vlan dans les dents d’Intel ! Et par conséquent, il sera donc possible de coupler un Core i5 ou i7 équipé du GMA HD avec une GeForce des séries 200 M ou 300 M. Yeahhh !

Autre avantage de la solution, elle s’auto-gère, c’est le logiciel Optimus qui décide de passer d’un mode à l’autre, en toute transparence.
Rappelons qu’aujourd’hui sur les Macbook Pro Core 2 Duo, équipés du GPU 9600 M GT, il faut impérativement fermer sa session pour changer de mode et passer du 9400 M au 9600 GT, ce qui est véritablement contraignant.
Voilà donc un souci qui a trouvé sa solution. ;)
NVidia précise qu’il sera même possible d’enrichir la base de connaissances en créant soi-même des profils ou en définissant le mode à utiliser en fonction du logiciel lancé.

La nouvelle a été annoncée en début de mois et voilà, qu’une rumeur atteste de prototypes de Macbook Pros équipés d’Optimus qui auraient été envoyés à Cupertino…
Là, on se met à rêver et à y croire très fort. Asseyez-vous dans votre salon, fermez les yeux, inspirez profondément et croyez-y très fort. Si tout le monde s’y met çà peut marcher et l’on pourrait voir débarquer Optimus dans ce tant attendue nouvelle gamme de Macbook Pros.

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